d’après La Vie matérielle et  La cuisine de Marguerite  de Marguerite Dumas
Compagnie de la Dame

Mis en scène et interprété par Corinne Mariotto
Costumes : Noémie Le Tily | Décor : Philippe Lacomblez et Frédéric Dyonnet

Contact/diffusion: Jeanne Astruc

Durée: 1h15

Tout public

Représentations

  • du 21 au 25 novembre 2017 au Théâtre du Pavé, Toulouse
  • 3 mars 2018 à Puylaurens (81)
  • 10 mars 2018 centre Culturel de Soupetard, Toulouse
  • 23 mars 2018 à Gaillac (81)
  • 24 mars 2018 au théâtre de l’Embellie à Montauban (82)
  • du 15 au 19 mai 2018,au Théâtre du Grand Rond

Lecture

La cuisine de Marguerite

Marguerite Duras et la cuisine, c’est une histoire d’amour et de bonheur partagé.
Elle aimait faire la cuisine et l’affirmait volontiers, cela lui venait de sa mère. Cuisiner, pour elle, c’était avant tout, une façon de donner de l’amour ; à ses amis notamment, pour qui Marguerite concoctait des plats et inventait des recettes, en silence, seule dans sa grande bâtisse de Neauphle-le-Château.

« A Neauphle, souvent, je faisais la cuisine au début de l’après-midi. Ça se produisait quand les gens n’étaient pas là, qu’ils étaient au travail ou en promenade aux Etangs de Hollande, ou qu’ils dormaient dans les chambres. Alors j’avais à moi tout le rez‐de chaussée de la maison et le parc. C’était à ces moments là de ma vie que je voyais clairement que je les aimais et que je voulais leur bien. La sorte de silence qui suivait leur départ je l’ai en mémoire.” (*)

L’idée de ce spectacle est née du désir de présenter ce « monstre » de la littérature dans sa pensée du quotidien, du trivial, de « la vie matérielle ».
J’ai choisi de combiner les recettes de cuisine qu’elle avait couchées dans un carnet, à de larges passages de « La maison », extrait de « La vie matérielle », où la place de la femme dans sa maison rejoint la place de la femme dans la société, et où certaines considérations sur la gent féminine, au lieu de paraître d’un autre âge, sont bien souvent toujours d’actualité.

Photo de Jeanne Astruc

Photo de Jeanne Astruc

Sur la scène, on y retrouve la cuisine de Marguerite. Les casseroles, le fourneau, les plats, les assiettes et la liste de produits indispensables à ne jamais oublier. Tous ces objets qui accompagnent ses recettes composées au fil des souvenirs et des rencontres avec celles et ceux qui lui ont légué leurs secrets.
La cuisine, c’est aussi une pièce, plutôt petite et ancienne où elle aimait préparer une soupe au cas où ils auraient faim. Assise à la table de travail, il faut éplucher les légumes, les poireaux et les pommes de terre, les couper, les cuire … dans un ordre méthodique et rigoureux.

Le rapport de la scène au public doit disparaître pour laisser place à une complicité, une quasi-intimité qui s’opère dans un face à face où une femme prépare une soupe de poireaux et parle aux personnes qui sont là et l’écoutent.
« La soupe au poireau. On croit savoir la faire, elle paraît si simple, et trop souvent on la néglige. Il faut qu’elle cuise entre quinze et vingt minutes et non pas deux heures – toutes les femmes françaises font trop cuire les légumes et les soupes… » (**)

Corinne Mariotto

(*extrait de La Vie matérielle, Editions P.O.L  1987)
(** extrait de La cuisine de Marguerite – Benoît Jacob Editions)

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