D’après Gros-Câlin de Romain Gary (Emile Ajar),

© Mercure de France / droits théâtre gérés par les Éditions Gallimard
Compagnie La nuit se lève

Adaptation, Mise en scène et interprétation de Denis Rey

Création Lumière : Michael Vigier

Administration: La cuisine

Diffusion: Jeanne Astruc

Durée: 1h30

Représentations:

Autour du spectacle:
– projection à la Cinémathèque de Toulouse le 4 mars 2018
– lecture à la librairie Ombres Blanches le 7 mars 2018

Gros Câlin

« Jouer Gros Câlin, c’est prendre en charge une solitude, c’est raconter à la première personne l’histoire d’un homme qui soliloque pour combler le vide d’une existence absurde.

C’est dire une fable, un monologue avec ses délires et ses digréssions.

C’est être le porteur d’une indéfectible volonté de bonheur. » Denis Rey

 

« Lorsqu’un python s’enroule autour de vous et vous serre bien fort, la taille, les épaules, et appuie sa tête contre votre cou, vous n’avez qu’à fermer les yeux pour vous sentir tendrement aimé. C’est la fin de l’impossible, à quoi j’aspire de tout mon être. Moi, il faut dire, j’ai toujours manqué de bras. Deux bras, les miens, c’est du vide. Il m’en faudrait deux autres autour. » [Extrait]

Monsieur Cousin, timide statisticien noyé dans un Paris trop grand pour lui, adopte un python pour combler son manque de tendresse.
Gros-Câlin, c’est son nom, s’enroule autour de lui et l’étreint sans modération. Mais la vie avec un python n’est pas sans répit. Il faut le nourrir sans transiger avec les lois de la nature et supporter les sarcasmes de ceux qui n’aiment pas les reptiles. Heureusement, Monsieur Cousin est optimiste et ne renonce jamais. Il est amoureux de Mademoiselle Dreyfus, sa collègue de bureau, « une Noire de la Guyane Française ». Il se dit que forcément, elle adorera vivre avec un python…

Fable humoristique et premier roman de Romain Gary sous le pseudonyme d’Emile Ajar, Gros-Câlin est le récit labyrinthique d’une solitude, l’histoire d’un homme qui se débat dans une vie qu’il voudrait joyeuse.
C’est tout à la fois drôle et pathétique, absurde et émouvant.
Humain tout simplement.

Pourquoi Gros-Câlin ?

Parce que les histoires d’hommes quand elles sont trop grandes pour ceux qui les racontent me touchent toujours.

Parce que l’épopée d’un petit employé de bureau ordinaire qui « aspire à la fin de l’impossible » peut s’avérer extraordinaire. Et quand le déséquilibre s’invite au théâtre, il y a des chances pour que le spectateur y trouve de l’intérêt, et qui sait, du plaisir.

Parce que Romain Gary, comme tous les grands auteurs, invente une langue. Exigeante, elliptique ou prosaïque, elle peut à elle seule faire spectacle, comme dans le meilleur du grand répertoire.

Parce que Gros-Câlin est le roman d’une magnifique supercherie. Grâce à sa mystification restée célèbre, Gary est le seul à avoir obtenu deux fois le prix Goncourt en dupant le monde dérisoire des experts littéraires. Comme quoi les experts…

Parce que Gary/Ajar, c’est la mise en scène d’un double, d’une identité inventée. Comme l’acteur sur un plateau de théâtre.

Parce que comme l’écrit Louis Jouvet dans Ecoute mon ami : « La connaissance que nous pouvons gagner de nous-mêmes ne peut se faire que par personne interposée, par fréquentation imaginaire.

Denis Rey:

Formé à l’Atelier Ecole Charles Dullin, à la Sorbonne Nouvelle en études théâtrales et au Grenier Maurice Sarrazin.

Maurice Sarrazin lui fait connaître toulouse. En 1996 il rejoint la troupe des Vagabonds dirigée par Francis Azéma.

Il collabore avec Francis Azéma, Maurice Sarrazin, Jean-Louis Hébré, Pierre Matras, Eric Vanelle, Arnaud Rykner, Anne Lefèvre, Anne Bourges, Olivier Jeannelle, Laurent Pelly…

En solo, il a créé Et puis, quand le jour s’est levé, je me suis endormie de Serge Valetti. Plus de 80 représentations.

Il est aussi membre du Collectif Far.